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"Khemissa, secoué par les décharges violentes du maître de foutrée, plaque ses doigts écartés sur ses cuisses moites; la sueur circule dans sa toison noire; les bras du maître de foutrée enserrent son torse; la hanche du maître de foutrée se vide, se remplit contre son rein; le commis lèche la trace du jet sur le mur, il se dresse sur ses orteils; Khemissa étire son sexe vers le bas jusqu’aux lèvres épanouies du commis; une décharge plus vive du maître de foutrée projette Khemissa en avant, son gland touche les lèvres du commis; lequel enveloppe le gland dans sa langue; les cuisses de Khemissa tressaillent contre le rebord; le maître de foutrée tire Khemissa vers l’intérieur…"
Admiration d’Oriane (Bic rose fluo) : etc. etc. J’admire cette écriture hypnotique, cette espèce de logorrhée verbale inspirée, répétitive, obsessionnelle comme le sexe qui vous emporte dans son torrent de mots même si la correspondance entre ces mots et une «représentation» réaliste des scène évoquées reste difficile à établir totalement. Nous sommes ici à la limite de la poésie, près du pouvoir pur des mots… J’aimerais écrire comme ça, avoir cette audace, montrer ainsi la violence du pouvoir et de la politique. Je dois reconnaître que je n’y arrive pas. Mon éducation trop bourgeoise sans doute. Il faut que je réussisse à briser ce carcan. Seulement alors je saurai écrire.
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